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Regard émeraude et ténébreux, Avishay Benazra est à l’affiche de * L’ORCHESTRE DE MINUIT *, long métrage du réalisateur Jérôme Cohen Olivar, qui vous fera passer, plus d’une fois, du rire aux larmes.Lola Mag a l’immense plaisir de vous présenter cette étoile montante

Propos recueillis par Ariel Azoulay

Lo’la Mag : Bonjour Avishay, et merci de nous accorder cet entretien. Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Avishay Benazra : Bonjour et merci à vous de me recevoir. Pour faire simple, je suis comédien et auteur-compositeur basé à Paris, et dont la passion ardente qui m’anime chavire entre le cinéma, le théâtre et la musique.

LM : Tu as débuté très tôt dans le monde du spectacle, d’où vient cette passion ?

AB : Cette passion est présente depuis toujours selon moi. Déjà tout petit, j’aimais amuser les foules,
interpréter différents personnages à l’école, devant les amis, la famille ou même devant les cameras. Le chant m’est venu grâce à ma famille, qui m’a, depuis ma plus tendre enfance, bercé dans un univers musical assez varié. C’est à l’âge de 13 que j’ai découvert et savouré la scène pour la première fois, et depuis ce jour, je n’ai plus jamais voulu la quitter.

LM : L’ orchestre de minuit vient de sortir sur les écrans peux-tu nous en dire plus ?

AB : L’ orchestre de minuit est avant tout, selon moi, un de ces petits miracles qui vous bousculent au cours d’une vie. Non seulement car il représentait une expérience des plus incroyables et enrichissante que j’ai pu vivre ou dont j’aurai pu rêver,
mais surtout car il est porteur d’un message, dont la profondeur et le sens sont d’une importance capitale dans ce
monde à mes yeux.

C’est pour moi une grande joie que Jérôme Cohen Olivar ait choisit de sortir ce film dans son pays d’origine avant
le reste du monde, malgré la forte demande à l’international. Je pense que cela en dit beaucoup sur notre engagement à tous par rapport au film, et à sa symbolique.

LM : Parle nous de l’équipe du film et du tournage.

AB : L’ équipe, c’est avant tout Jérôme Cohen Olivar ! Un artiste, dont la sensibilité» l’humilité et le talent nous a permis d’aller au delà de nos limites en puisant tout simplement le meilleur de nous même. Nous y avons crée des liens très fort, partagé des moments très intenses et surtout des larmes» des rires, comme en famille.

LM : Tu interprètes le rôle principal, comment s’est passé le casting ?

AB : Jérôme Cohen Olivar était à la recherche d’un premier rôle. Il m’a contacté et m’a demandé de venir le rencontrer à Casablanca, ce que j’ai immédiatement fait. Nous y avons passé une semaine et avons également rencontré Aziz Dadas, un acteur extraordinaire qui a le pouvoir d’illuminer les visages, dans la vie sur un plateau et derrière les écrans. Je pense que c’est à ce moment là, lors de cette rencontre qui n’avait rien d’hasardeuse, que Jérôme a fait son choix.

LM : As-tu des points communs avec Michaël ton personnage ?

AB : Oui en effet, bien que nous ayons des personnalités à l’antipode l’une de l’autre, nous partageons cette engouement indéfinissable pour la musique ou encore cette tranche de vie dans le milieu financier que j’aurai pu choisir lorsque j’étudiais au Canada, mais c’est sans aucun doute la profonde déchirure identitaire lié au départ de quiconque étant amené à quitter
son pays natal, qui m’a parut être le point commun le plus apparent, et ce dès la lecture du scénario.

LM : Tu as grandi au Maroc, et comme beaucoup d autres jeunes (et comme ton personnage), tu as quitté ton pays natal, peux-tu nous expliquer à quoi est du» selon toi, ce phénomène ?

AB : Je pense sincèrement que les raisons suffisantes qui poussent quelqu’un à quitter son pays sont propres à chacun et à chacun ses rêves. Pour ma part, j’avais soif de découverte.

LM : Ayant grandi au Maroc, connaissais-tu Gad avant le tournage ?

AB : Non, nous ne nous connaissions pas malgré le fait que nous ayons un grand nombre d’amis en commun. Nous nous sommes
rencontrés sur le plateau, et une belle alchimie s’est crée entre nous.

LM : France, Maroc, Espagne.. .Ou te sens tu vraiment chez toi ?

AB : À vrai dire, c’est une question complexe à laquelle j’ai parfois du mal à trouver une réponse simple. Pour résumer, je me considère comme un citoyen du monde .Le Maroc étant mes racines, l’Espagne mes origines et la France, mon présent.

LM : As-tu un artiste qui est, pour toi, une véritable source d’inspiration ?

AB : J’en ai tellement qu’il me serait difficile d’en citer un en tant que véritable source d’inspiration. Cela dépend du domaine artistique ou du style adopté. L’inspiration, selon moi, provient du monde entier.

LM : Tes parents t’ont-ils encouragé à percer dans l’univers artistique ?

AB : Mes parents m’ont toujours encouragé à mener une vie heureuse avant tout. Ils ont sut m’inspirer et me sou¬ tenir dans mes choix artistiques malgré leur crainte perpétuelle d’un revers de situation dont aucun enfant n’est a l‘abri aujourd’hui, et plus particulièrement ceux qui choisissent ce milieu la. Ils sont mes conseillers, mes piliers et je leur en serai à jamais reconnaissant de tout cet amour dont j’ai été nourri depuis ma naissance.

LM : Il y a beaucoup d’éléments religieux qui reviennent dans le film, la religion a telle une place importante dans ta vie ?

AB : La religion est quelque chose de très personnel pour moi. Elle a tout simplement fait partie de mon éducation.

LM : un message pour nos lecteurs ?

AB : Oui ; Hâte que vous puissiez vivre ce film 😉

Merci !

L’ORCHESTRE DE MINUIT

SYNOPSIS DU FILM

A la demande de son père, Mickaël Abitbol est de retour au Maroc, son pays natal après l’avoir quitté trente ans plus tôt. Il n’a aucun souvenir de cette période faste pendant laquelle son père était un célèbre musicien et membre de L’ Orchestre de Minuit. Les retrouvailles ne sont que de courte durée car son père s’allonge sur son lit en jouant de son Instrument favori mais ne se réveillera plus. C’est en voulant rapatrier le corps de son père qu’il va faire la connaissance d’Ali, véritable fan de son père et partir à la rencontre des membres de l’Orchestre de Minuit…

 

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